Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 07:00
Vous avez tous été confronté un jour ou l'autre à des stéréotypes.
Étant fonctionnaire (et fier de l'être, si si) je peux vous assurer que je n'y échappe pas et de loin. Au point que cela en devient caricatural et risible.



La bonne blague

Parfois on j'ai l'impression de me retrouver au milieu d'un sketch de Chevalier et Laspales pour vous situer le niveau (deuxième sous-sol si j'étais un ascenseur).
Du style :
- Tu fais quoi comme travail ?
- Je suis fonctionnaire.
*blanc*
- Et à part ça, tu fais quoi ?

Bref, si vous êtes dans le même cas que moi vous devez connaître sinon vous devriez commencer à culpabiliser.

On the road again

Quand on me demande dans quel corps d'Etat je suis et que j'annonce la DDE, invariablement la premiere phrase qui suit c'est :
- Ahhhhhh, tu fais des routes alors.

Et forcement, je suis obligé de répondre :
- Non, celà fait plusieurs année que ce n'est plus la DDE qui s'en occupe.

Et là tout s'accélère...c'est le drame. Mon interlocuteur ouvre des grands yeux et demande :
- Mais tu fais quoi alors ?

Comme je suis joueur, j'ai très envie de rétorquer que je ne fais rien comme tous les fonctionnaires, c'est bien connu. Mais je me mords la langue et j'essaye de tordre le cou à cette foutue image d'Epinal en expliquant sommairement mes activités (je ne dis pas mon travail pour ne pas choquer les plus sensibles).
Parfois je me surprend à penser que je suis au service des concitoyens, que je me démène pour eux et que finalement ce sont en majorité des glands (j'y vais un peu fort mais c'est dans mes mauvais jours).

L'habit ne fait pas le moine

Mais l'appellation oui. C'est terrible comme un nom ou une requalification d'un poste peut changer le point de vue des personnes.
En effet, quand je disais que je travaillais au ministère de l'équipement, la seule réaction était au mieux un haussement de sourcil et un petit sourire en coin. Traduction du sourire : "Ah ah, encore un branleur payé avec nos impôts !"(*).
Maintenant quand je dis que je suis au ministère de l'environnement et du développement durable, alors là je suis le défenseur de la planète et de l'avenir de nos enfants. No comment.



Vox populi

Je demande une minute de silence et une pensée émue pour d'autre corps tel que les gardiens de la paix ou encore les professeurs et instituteurs qui en prennent aussi plein la gueule à longueur de temps.
Effectivement, c'est bien connu, les premiers sont des fachos alcooliques et les seconds des feignants payés en rien faire.



Je n'ai rien à ajouter sauf que sans les fonctionnaires, vous seriez bien dans la merde !(**)

(*) Pour bien préciser les choses : les fonctionnaires payent aussi des impôts !
(**) Si si, réfléchissez-y un peu, j'insiste.
Par Fred - Publié dans : Au bou(durou)lot
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 07:10



Par Fred - Publié dans : Gribouilles
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 13:23
    En consultant les statistiques de fréquentation de mon blog, je viens de m'apercevoir que j'en étais à mon douzième visiteur unique. Ce qui s'avère étrange car je n'ai signalé l'existence de celui-ci qu'à une demi-douzaine de personne (qui seraient sympa de laisser un commentaire quand ils passent !).


    Et soudainement une angoisse : que va-t-il se passer quand mon treizieme visiteur va venir consulter mon blog ?
Les serveurs vont crasher ? Mes articles vont disparaître ou encore mon PC va cramer ?
Non pas que je sois supersticieux,  mais quand je fais le bilan de ma journée, je commence à flipper un peu.

    En y repensant, l'inconscient collectif et le matraquage de vieils adages par nos anciens n'aident pas vraiment à la sérénité.
    Bref, ce matin je me réveille (ou plutôt Choupi me réveille pour être exact) et pour me lever je pose mon pied gauche en premier au sol. Bon ok, je suis gaucher, mais quand même.

    Ensuite avant de partir travailler je regarde le temps dehors (il pleut comme d'habitude) et donc mon premier réflexe et d'aller prendre un parapluie et vérifier si les baleines sont bien en place (vive les premiers prix !). J'ai donc ouvert un parapluie à l'intérieur de mon appartement !


    En arrivant au bureau, je passe la porte, passe sous l'échelle de l'ouvrier qui répare un luminaire et je monte à mon bureau....je viens de passer sous une échelle bordel de pangolin !


    Et pour couronner le tout, ce midi, en voulant attraper la bouteille d'eau je renverse la salière XXL du service. Je n'ai pas osé jeter une poignée de sel par dessus mon épaule au risque de passer pour le gars bizarre du coin.


Non, non, je n'appréhende pas du tout le treizième visiteur unique...
Et puis je n'y crois pas !
Je ne suis pas supersticieux, ca porte malheur !



Par Fred
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 07:53
Mince alors, voilà que je bosse un jour férié !
Ce petit "blog", pour utiliser le terme con-sacré (et inversement), n'est pas autre chose qu'une petite expérimentation : je suis un peu touche-à-tout.
La fréquence des billets ne sera pas énorme mais les thématiques et la forme seront variées.
Par contre, il ne faudra pas s'attendre à un journal "intime" publié sur le web mondial (vite un dico ! il faut que je vérifie la définition du mot intime)
Le thème et la mise en page évolueront dès que j'aurais du temps mais pour le moment ce sera l'austérité.

A bientôt

Fred




Par Fred - Publié dans : Chroniques d'un blog ordinaire
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 00:00
Quoi de mieux qu'un mauvais jeu de mot pour commencer un billet ? Rien, pour moi en tous cas.

Je viens de passer dans ma librairie préférée pour offrir un livre à ma moitié quand je suis tombé sur le dernier Christopher Moore. Vous ne connaissez cet auteur ? Quel dommage !
Un humour complètement décalé, des références à gogo et des galeries de personnages irrésistibles, en bref, J'ADORE. Évidemment, il ne plaira pas à tout le monde mais si vous accrochez à son style, vous vous payez une bonne tranche de rigolade.
Avant de parler du dernier bébé, voici quelques exemples de son univers :

Vous voyez souvent un lézard antédiluvien copuler avec un camion citerne ? Il faut absolument lire le lézard lubrique de Melancholi Cove.


Un officier de police fumeur de joints, un pharmacien dauphinophile, une actrice de série Z schizophrène, une serveuse moitié femme moitié titane et bien d'autre, qui se trouvent pris d'une frénésie érotique.
La fuite radioactive proche de cette petite ville balnéaire de Californie serait-elle en cause ? Peut-être...ou pas.
Une histoire délirante à mi chemin entre un polar désabusé et un film fantastique de série B est un pur régal.

Vous êtes un fervent catholique ne supportant pas que l'on lie humour et religion ? Sautez le paragraphe qui va suivre.

L'agneau comble un grand manque des évangiles : la vie de Jésus entre ses 10 et 30 ans. Cette partie de la vie de Joshua (pour les intimes) n'est pas racontée par un des futurs apôtres mais par son ami d'enfance Biff.
Le récit de la quête de Josh à propos du métier de messie est loufoque et à la fois subtil. Il entraîne nos 2 compères dans des aventures lointaines (jusqu'en orient où ils apprennent le Kung-fu).
A la fois gentiment irreverencieux mais intelligement mené ce livre est du petit lait pour les amateurs.

Allez, jamais deux sans trois.

Vous pensez avoir un travail de merde ? Ayez une pensée pour ce pauvre Charlie Asher, qui le jour de l'accouchement de sa femme et du décès de celle-ci, réalise qu'il a hérité d'un sale boulot. En effet, outre l'apparition d'un manuel mystérieux sur la récupération de âmes, des noms de personne s'inscrivent tout seul dans son agenda pour mourir peu de temps après. Charlie vient d'hériter du rôle de la Mort : un sale boulot, oui, mais il faut bien que quelqu'un s'en charge.
Là aussi, le petit monde completement barré de Moore se met en place : une assistance gotiko-punkoïde, des voix émanant des égouts ou encore des nuées de simili-corbeaux sont de mise.
Le thème de la mort y est abordé simplement, et l'humour si décalé de l'auteur fait merveille.

Sinon, me voilà arrivé (ouf) au dernier opus qui vient de paraître : les dents de l'amour.
Pour tout avouer, je ne l'ai pas encore lu mais je n'ai pas pu résister plus longtemps à vous parlez de cet auteur.
Je ne peux que honteusement recopier le synopsis :

"La rencontre fortuite de Tommy, débarqué à San Francisco de son Midwest natal pour devenir le nouveau Jack Kerouac, et de Jody, une bouillonnante secrétaire de vingt-six ans, aurait pu nourrir une banale histoire d'amour. Seulement voilà, juste avant de faire la connaissance du jeune homme, la belle Jody a été mordue par Flic Ben Sapir, un vampire âgé de huit siècles qui a fais d'elle un nosferatu - histoire manifestement de luI pourrir la (non-)vie. Fort heureusement, Tommy l'écrivain tourmenté, tombé amoureux fou de Jody, veille au grain. Avec l'aide de ses collègues de l'équipe de nuit du supermarché où il travaille et d'un sympathique clochard auto-proclamé empereur de San Francisco, il n'aura de cesse de traquer le vieux démon pour défendre sa dulcinée - sans oublier de passer chercher le linge en rentrant, merci. Après Godzilla dans Le Lézard lubrique de Melancholy Cove, les zombies dans Le Sot de l'ange ou la Mort herself dans Un sale boulot, Christopher Moore dynamite cette fois le mythe du vampire avec sa folie coutumière. A conseiller aux dépressifs." (Présentation de l'éditeur)


Bonne lecture !
Par Fred - Publié dans : Culture et confiture
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